[ Entre Deux Mondes ]

[ Entre Deux Mondes ]
Du matin au réveil. Seul. Au soir. Lorsque je repose ma tête sur l'oreiller. Je me pose mille et une questions. La plupart du temps, les réponses sont faciles et les questions sont vite oubliées. Des questions simples qui appellent des réponses simples. Mais, le reste du temps, certaines questions sont plus difficiles à posées. Pour plusieurs raisons. Peut-être. Parce que j'ai peur des réponses qui pourraient en résulter. Si dangereuses que la vérité n'est pas envisageable. Tout simplement. Comme je les appelle. Des questions sans réponses.

Alors oui. Parfois. J'ai peur. Je suis tellement inquiet. Soucieux. Pensif. De tout. De rien. De moi. De ma vie. Et aussi. En particulier. De mon futur. Moi dans un avenir proche ou lointain. Et puis. Pourtant. Ne devrais-je pas vivre l'instant présent ? Penser à aujourd'hui. Et non pas à demain. Juste oublier hier. Comme le fait la plupart des personnes. Mais, je ne suis pas comme eux. Je ne suis pas de ceux là. Il s'agit seulement de moi. Je ne possède pas ce caractère. Pas pour l'instant.

Je ne suis pas encore de ceux là. A qui la vie sourit pleinement. Et pourtant. Je devrais travailler sur le moment opportun. Cacher, durant un cours laps de temps, la postérité de mon destin. Et ne plus revenir sur l'antériorité de mon existence.

Difficile. Même trop. Je pense. Peut-être. Juste essayer.

Je suis une personne qui vit à la fois trop dans le passé. A la fois trop dans le futur. Et pas assez dans le présent.

Je voyage dans mon passé pour revivre ou ressentir certains moments. Agréable ou non. Je me projette dans un faux-futur pour prévoir ou prédire mon avenir. Envisageable ou non. Et jamais. Jamais je ne suis sur le maintenant. Tout est calculé d'avance. Voilà pourquoi.

Les trois quart de mon temps. Des flashbacks surviennent dans mes pensées. De petits retours en arrière. Des images. Des sons. Des odeurs. De mon passé. Mon passé hante mon esprit.

Mon passé est tellement marqué. Mon c½ur touché. Et ma tête bombardée. A la fois par beaucoup de choses. Particulièrement par des personnes. Des individus qui ont contribué à mon mal-être. En revanche. Heureusement. Des êtres ont aussi pensé à mon bien-être. Ces derniers ont été rares. Et le sont encore aujourd'hui.

Amis. Ennemis. Secrets-amours-cachés. Familles. Proches. Collègues. J'en ai tant apprécié. Détesté. Haïe. Et aimé aussi. En bien. Ou en mal. Certains d'entre eux m'ont délaissé. D'autres sont partis. Quelques uns se sont perdus en chemin. Le reste est toujours à mes côtés.

Dans un coin de mon c½ur. Je garde précieusement le peu de gens qui tiennent à moi. Et à qui je tiens encore. Ils sont chez eux. Ils ont leur place. Dans mon c½ur.

Pour les autres. Que dire de plus ? Malgré moi. Malgré mes volontés et mes désirs. Je ne peux toujours les sortir de mon être intérieur. J'ai tiré des croix sur certains. Pour d'autres, le deuil est plus difficile. Pour le moment. Ils sont toujours en vie. Ici. Ailleurs. Là-bas. Quelque part. Certaines ont fait leur vie sans moi. D'autres m'observent de là où elles sont. Certaines regrettent. D'autres pas. Tant pis. Elles ont eu le choix. Elles ont fait leur choix. Tant mieux pour elles. Moi. J'exécute leur décision. Je ne fais que ça. A présent. Je décide de les oublier. En tous les cas. J'essaye. Points de non-retour. Pour eux. Pour moi. Tout simplement.

Mais il me faut vivre avec. Mon passé. Je ne peux l'oublier. Il fait parti de moi. Il me hante. Jour et nuit. A la fois triste et gai. Je suis souvent obligé d'y penser pour ne pas sombrer du côté obscur.

J'y pense trop. Couramment. Bons ou mauvais souvenirs. Maintenant. Je souffre dans le présent. Dommage.

Quant à mon faux-futur. Mon rêve. Il n'a rien à voir avec mon passé. Il y a un réel changement par rapport à ce dernier. Il est vrai qu'il est juste imaginaire. Inventé par mon imagination cérébrale. Mais il me permet d'avancer. Dans ma vie. Dans mon présent. De me battre. D'être courageux. De sourire de temps en temps pour les moments difficiles. De me dire, qu'un jour, ma petite existence finira par évoluer. Je finirai par grandir.

Mon futur-moi est un homme accompli. Un homme combinant facilement vie personnelle et vie professionnelle. Un homme menant une vie simple. Un mari. Des enfants. Un emploi de haute qualification. Une maison. Et j'en passe... C'est ainsi que j'ai programmé mon avenir. En tous les cas. Je le vois comme ça. Je me projette comme cela. Dans dix, quinze ou vingt ans. Et pourquoi pas même au-delà. Une simple vie banale et ordinaire me suffirait. Juste un rêve. Un rêve de toujours. Un rêve de petite princesse.

Et puis. Je vise surement trop haut. Trop loin. Ça fait peur. Je le sais. Mais j'ai des objectifs à accomplir. Des buts qui me feront avancer. Tous les jours. Des décisions imprévues à prendre. Des choix réfléchis que je ferai dans ma vie. Sans eux. Je ne suis plus rien. Je ne serais plus rien.

A présent. Je suis le seul maître à bord de ma destinée.

Au fil du temps. Mon présent devient passé. Mon futur devient présent. L'un ne va pas sans l'autre. Actuellement. Mon passé est complémentaire de mon présent. Par contre. Aucune inversion n'est encore possible. Mon supposé futur n'est pas encore complémentaire de mon présent.

Maintenant. Je suis là. Coincé au milieu de ce tunnel. Il fait noir derrière moi. L'obscurité ne me permet pas de voir au loin. Tout est flou. J'aperçois seulement une lumière étincelante devant moi. Le bout. La fin du tunnel. Peut-être. La route vers le bonheur. Surement. Je marche. J'avance à petit pas.

Ma vie est ainsi faite. Ce n'est pas de ma faute. Je n'ai pas eu le choix. Je n'y suis pour rien. Mais un jour, j'aurai le choix.

J'ai tant d'amour à donner. Tant de sentiments à partager. Et puis. Tant de haine à oublier. Tant de ranc½ur à effacer. Juste pardonner.

Désormais. Je continue ma vie en silence.


[ Photo : Ndanger ]
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# Posté le dimanche 15 février 2009 09:45

[ De Retour ]

Je suis de retour. Pour vous jouer un mauvais tour. Parmi vous. Dans ce petit monde virtuel. Communauté de la blogosphère.

Comme la plupart des blogueurs, il m'est arrivé, à plusieurs reprises, d'être à cours d'idées pour écrire mes billets.

Je suis passé du stade de « Je ne sais pas quoi écrire aujourd'hui. », à celui de « Je ne sais vraiment plus quoi écrire. », en terminant par celui de « Je ne veux plus blogger ! ». Le plaisir d'écrire se faisait alors de plus en plus rare. Mes envies étaient tout autres.
D'autres évènements m'ont fait comprendre que je devais m'éloigner de la blogosphère. Peut-être. Par manque de temps. Peut-être. Par désintéressement volontaire. Ou bien encore peut-être. Pour me remettre en question sur telle et telle chose. Pleins de choses à la fois.

Tellement de raisons. Elles-mêmes en confusion. Emmêlées. Brouillées. Les unes aux autres. Raisons qui se sont passées dans ma vie. Dans ma tête. Dans mon c½ur. Et puis tout ça. Tout ça... En même temps.

Je me suis fait discret. J'étais de moins en moins présent. J'étais de plus en plus absent. Je n'étais plus là.
Arrêt momentané. Pause indéterminée. Archive effectuée. Suppression décidée.
Et puis. Du jour au lendemain. Comme ça. Sans prévenir. J'ai disparu. Comme l'aurait fait un voleur.

J'ai tout arrêté. J'ai tout laissé tomber. Je vous ai abandonné. Ici-même. Mais pourquoi ? Vous en savez une partie. Peut-être. Peut-être pas. L'autre reste ancré en moi. Dans mon être intérieur.

Récemment. Je me suis rendu compte de plusieurs choses. Des besoins insatisfaits. Besoin de continuer d'écrire. Besoin d'un blog. Besoin d'être ici. Besoin d'être avec vous. Besoin de vous lire. Besoin de vous écouter. Besoin d'être lu. Besoin d'être écouté. Des besoins encore non-satisfaits...

A présent. Certains d'entre vous me reconnaîtront. Encore. Peut-être. Peut-être pas.

Ma vie continue d'avancer. Mon histoire se construit. Petit à petit. Heure après heure. Jour après jour. Mois après mois. Année après année.

Je n'ai fait que mettre une partie de moi entre parenthèse. Juste un petit arrêt. Maintenant. Après mûre réflexion. Je me suis décidé. Je les efface. Je reviens. Je ne recommence rien. Je continue. Juste ce que j'ai commencé. Je trace ma route.

J'ai donc envie de revenir mais suis-je toujours encore le bienvenue ?


# Posté le dimanche 11 janvier 2009 10:10